Après Tallinn, nous longeons la côte vers l'Est et le parc national de Lahemaa, rassemblant plusieurs péninsules aux plages sauvages, d'immenses forêts de pins, sapins et bouleaux. Randonnée bien sympathique entre sable et mousse. La soirée nous offre un joli ciel coloré.
Au château de Rakvere, dans le centre du pays, nous revivons l'époque des chevaliers grâce aux nombreuses animations prévues dans l'enceinte. Pour les enfants ? Que nenni, on y va aussi !
Nous choisissons ensuite de pousser la route encore plus à l'est, sur les bords du lac Peipsi, frontière naturelle avec la Russie. Les paysages nous impressionnent : peu de terres cultivées, beaucoup de maisons et de fermes abandonnées, rues désertes. Les immeubles communautaires aux façades délabrées pullulent. Seul marqueur que l'époque a changé, les antennes paraboliques aux fenêtres, et les gamins collés à l'office du tourisme pour profiter d'Internet sur leurs tablettes (Skype est une compagnie estonienne : contrastes, on vous dit !). Avec un peu d'humour noir, si vous êtes peintre en bâtiment, l'avenir est ici !
Le lac Peipsi offre tout de même un beau panorama : plage de sable blanc, d'immenses pins et un vent à couper le souffle (!) qui fait le bonheur des kite-surfeurs. Lison tremblera un peu pendant la nuit, sous des pins de 30 mètres qui dansent et grincent... Lassé de réveils capillaires difficiles, Pierre en perd ses cheveux, mais étonnement pas la barbe. Il compte lancer la mode "barbe de 6 mois" à son retour. On l'aime ou on le déteste, le côté Viking...
Nous trouvons ici de nombreux campings semi-sauvages, souvent gérés par les offices de tourisme, où pour une modique somme (pour la voiture le plus souvent), on peut planter la tente et profiter des installations (tables, aires de feu, latrines, poubelles), voire même douches en supplément. Nous en trouvons un sur notre route un midi, et comme nous n'avions pas eu l'occasion de pouvoir tester l'institutionnel feu de bois en Finlande, on s'arrête pour se faire des pommes de terre dans l'alu et des pommes-au-four version barbecue. Le temps de trouver du petit bois et des pommes de pins, de découper les bûches, que le feu prenne sous le vent et sous la pluie intermittente, que les braises se fassent, que les patates soient cuites, on a mangé 2h30 après notre installation. On comprend mieux pourquoi on a inventé le réchaud au gaz et la purée Mousseline. Mais... le petit goût de carbone, ça n'a pas de prix !
Tartu, ville des étudiants, des poètes et des artistes. Cœur de l'Estonie, puisque c'est parait-il ici qu'est née et a été défendue l'idée même d'une nation estonienne et du besoin d'une souveraineté nationale. Belle université en effet, avec de nombreux rassemblements d'étudiants un peu partout qui font la fête. Et alors que ce n'était pas prévu, on tombe sur une crêperie française où le chef se fait un plaisir de nous faire découvrir ses crêpes (farine de sarrasin Treblec - pensée à Morgane, crème de marron Clément Faugier, Cointreau importés de France) à la mode estonienne (aux chanterelles, comme tous les champignons, très consommés ici et bon-marché). Et quand on lui demande ce qu'il fait ici, le chef nous répond : "ce n'est pas qu'il n'y en n'a pas de belles en France, mais ici...". On vous laisse deviner de quoi (qui) il parle !
Le parc naturel de Soomaa est le reflet d'un quart du pays : zone de marais, marécages et forêts humides. Les champignons se disputent les formes, les couleurs, les tailles les plus extravagantes les unes que les autres. Et quand on finit la randonnée sous un gros orage, c'est plus humides mais carrément trempés que l'on est. (C'est dans ces moments là, en attendant l'éclaircie et des chaussures plus sèches, qu'on s'amuse à écrire "la liste de nos 2 mois"...)
Justement, 2 mois, que l'on fête avec un peu de luxe et du confort, avec une nuit d'hôtel dans un spa (merci aux potes de l'ambiance, généreux donateurs) à Pärnu, qui concentre le savoir-faire des estoniens en matière de cures thermales et de prix raisonnables. On testera même le sauna à l'authentique, comprenez non-mixte et sans maillot, et en se frottant avec du gros sel (ils sont fous ces estoniens) !
Justement, 2 mois, que l'on fête avec un peu de luxe et du confort, avec une nuit d'hôtel dans un spa (merci aux potes de l'ambiance, généreux donateurs) à Pärnu, qui concentre le savoir-faire des estoniens en matière de cures thermales et de prix raisonnables. On testera même le sauna à l'authentique, comprenez non-mixte et sans maillot, et en se frottant avec du gros sel (ils sont fous ces estoniens) !
Ca c'est fait, c'est un peu le bilan de cette semaine en Estonie : cheveux coupés, patates au feu de bois et vrai sauna... Depuis le temps que Pierre en parlait !!! On vient de commencer à regarder la série viking et c'est vrai qu'il y a un petit air.
RépondreSupprimerVous avez fait rêver Cyril avec votre "sweet van". Merci beaucoup.
On vous embrasse bien fort.