jeudi 21 août 2014

Tallinn, la médiévale. 15 - 16 août

Nous quittons la Scandinavie avec regrets, 5 semaines ne nous ont pas permis d'explorer de fond en comble cette si vaste contrée. Il faut sans doute une vie ! (comme partout, d'ailleurs?) Mais... nous pensons en avoir compris l'essence : un profond respect pour la nature, mais pas comme dans un musée, une nature qui bouge, qui vit, qui interagit avec l'homme qui en puise matières premières, travail, loisirs, et ainsi, sérénité. Et ça, ça nous plait.

Nous quittons la Scandinavie avec impatiences : au pluriel, oui, impatiences de nouvelles nations, histoires, cultures, images. Comme dirait un esprit avisé, jusqu'à présent, nous savions à peu près à quoi nous attendre, mais passé le golfe de Finlande, le plus grand vague persiste : de petits pays qui riment entre eux et qui forment la frontière avec le grand Est : qui sont-ils ? qu'ont-ils à nous offrir ? 

En avant, toute !


Nous démarrons avec l'Estonie, et Tallinn, sa capitale, à seulement 85 km à vol d'oiseau d'Helsinki ou 2 heures en Jumpy sur le dos d'un ferry. Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, c'est l'une des plus grandes vieilles villes fortifiées d'Europe - c'était la plus grande au Moyen-Âge. Idéalement située (port à la croisée des routes commerciales entre les villes européennes et la Russie), elle a toujours été convoitée par les empires successifs des puissants voisins. Danoise (Tallinn signifie ville danoise en estonien), allemande, suédoise, russe : autant de grands courants qui ont forgé son paysage.


Et quand on dit ville fortifiée, ce ne sont pas une ou deux murailles, ni une pauvre tour ! Deux villes (haute et basse) totalement conservées se disputent nos faveurs : rues pavées, maisons aux façades colorées et richement ornées de motifs variés et de sculptures, portes somptueusement ouvragées, hauts remparts, nombreux clochers. Tout est fait pour nous faire faire un bond dans l'histoire (commerçants en costume d'époque, spectacles de rue, tavernes à tout coin de rue...) : parfois un peu lourdement touristique, mais plutôt sympathique un peu à l'écart de l'agitation. 


La cathédrale orthodoxe nous offre l'occasion d'assister à un service. Les images nous reviennent : le signe de croix "à l'envers" les doigts joints, les allers et venues des fidèles pendant l'office pour déposer un cierge ou embrasser une icône, le rituel des religieux derrière le portail richement décoré... et la durée du service ! (Flash-back de Lison d'une messe à Paris interminable...) On s'éclipsera avant la fin.
La nuit tombée sur le Vieux Tallinn nous offrira une belle balade à la lueur des monuments éclairés et d'une lune mystérieuse.

Le lendemain, nous découvrons entre les gouttes le parc de Kadriorg, poumon vert de la ville, et la ville "nouvelle", en opposition à la vieille mais paradoxalement bien conservée puisque digne d'intérêts touristiques d'une certaine élite. Nombreux bâtiments délabrés, rues grises, fenêtres murées : les traces d'une histoire encore proche ? 
Au marché de la gare, nos regards pétillent : si ce n'est pas des containers, mais des abris de tôle, le bric-à-brac des commerçants, les montagnes de pastèques et de melons longs, les petits concombres à manger juste coupé en deux, avec la peau et du gros sel, les étals de produits d'épicerie et de viande (il y a des bacs réfrigérés quand même ici), la pharmacie-herboristerie-sorcellerie, nous retrouvons l'ambiance du marché au Kazakhstan.

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