Nous retrouvons la même heure qu'en France, mais plus à l'est, nous devons faire avec des journées beaucoup plus courtes. A 19h30, il fait nuit noire.
Si les pays baltes offrent dès le 15 août un automne-champignon (comprenez bien humide), la Pologne nous gratifie d'un début du mois de septembre doré. On ressort les shorts, la crème solaire... et on pense très fort à la rentrée ! On mesure le luxe de cette année 2014, où le 1er septembre n'est pas, pour nous, (encore) synonyme de retour au quotidien.
Courage, ami lecteur-travailleur !
On démarre notre traversée polonaise par la forêt de Bialowieza, à la frontière biélorusse, qui a été depuis les années 30 le lieu de réintroduction des derniers bisons d'Europe (le dernier avait été tué en 1917). 1000 bisons vivent aujourd'hui dans ces bois. Mais ils se cachent, nous nous contenterons de les voir dans la réserve, aux côtés de cerfs et biches, élans, sangliers et autres animaux de la forêt. (Les sangliers font un raffut incroyable avec leurs groins, tonton Jean Luc, on se demande comment tu fais pour ne pas les trouver ?!)
Tout au sud du pays, à Wieliczka, la mine de sel exploitée depuis le 13ème siècle fait partie de la toute première liste du patrimoine mondial culturel de l'UNESCO, avec le centre de Cracovie. 3 heures de visite jusqu'à 135 mètres sous terre, dans des galeries et chambres aux murs salés (la roche contient entre 60 et 96% de sel).
On apprend le travail de ces mineurs, pénible bien sûr, mais quand même bien moins que leurs confrères travaillant le charbon (le sel est plus solide, moins d'effondrements, pas ou peu de coup de grisou, pas de maladies professionnelles... au contraire, puisqu'il y a carrément un centre de cure thérapeutique sous terre améliorant largement la qualité de vie des personnes asthmatiques notamment à raison de 3 semaines de cures, 6 h par jour dans la mine, tous les 2 ou 3 ans) - c’était la minute culturelle, ndlr.
On découvre aussi que les mineurs sont de véritables artistes, la mine étant décorée par leurs soins de nombreuses statues en sel. Une cathédrale, de très nombreuses chapelles, des salles de réceptions, de conférences cohabitent avec les galeries de travail.
Ici, nous marchons forcément sur les traces de Jean Paul II qui a tant marqué son pays et plus largement le 20ème siècle. Les rues, places, statues de Jana Pawla II pullulent. A Kalwaria Zebrzydowska, deuxième lieu de pèlerinage du pays, nous sentons la ferveur religieuse des polonais. A Wadowice, nous découvrons la maison natale du pape : la rose, la première à droite de la cathédrale où il a été baptisé.
L'actualité nous oblige à changer un peu notre itinéraire. En théorie, nous pourrions passer par l'ouest de l'Ukraine, qui n'est pas formellement déconseillé par le site du ministère de l'intérieur, mais nous ne sommes pas à l'abri d'une pause administrative plus ou moins longue à la frontière. Et en regardant de plus près tout ce que nous voudrions encore voir, considérant le temps qui passe (vite), nous faisons le choix du raisonnable.
Courageux mais pas téméraires !
Nous descendrons donc vers la Roumanie en passant par le Slovaquie puis la Hongrie, que nous avions de toute façon prévu de traverser en remontant.
Lison au commande, reine de l'organisation, la NASA et Interpol se l’arrache : stylo en main, 28 cartes dépliées autour d'elle, le regard concentré, le chignon de la décision en place, c'est qui la Reine du Monde maintenant?
RépondreSupprimerC'est elle! Elle va où elle veut et avec son alter ego sous le bras!!
Julia