jeudi 1 mai 2014

C'était un vendredi 13.


Je vais pas vous mentir, au départ, j'étais pas enthousiaste. Faut dire, avant je travaillais pour la SNCF. Je vais pas tomber dans la caricature, mais bon je roulais pas trop, si vous voyez ce que je veux dire. Je savais que je ne finirais pas ma vie chez eux : ils aiment plutôt les jeunes, mais bon ça m'a quand même fait quelque chose quand je les ai quittés.
Au garage, ils m'ont tellement bichonné que, finalement, j'avais hâte de cette nouvelle vie qui m'attendait.
Qui étaient-ils ? Que me voulaient-ils ? Qu'allaient-ils faire de moi ?
Quand ils sont venus me chercher, c'était un vendredi 13. Heureusement que je suis pas superstitieux. Selon eux, c'est plutôt des jours heureux. 
Quand ils se sont pointés, j'étais pas rassuré : la petite rousse était complètement flippée. J'étais leur premier achat, la première fois qu'ils seraient propriétaires, et à deux. 
J'étais fier. 
Le grand brun, lui, voulait voir ce que j'avais dans le ventre. Il disait rien, mais je sentais bien aussi qu'il était content de passer à l'action. C'était un jour important.
On a pris l'autoroute pour la première fois tous les trois. Je sais pas où on allait, mais j'étais bien. 

Je sens qu'on va aller loin.

Jumpy.


2 commentaires:

  1. Je ne sais pas qui a écrit ce texte mais c'est adorable et vraiment touchant.
    Je suis très heureuse de pouvoir vous suivre dans votre merveilleuse aventure, vous allez être aussi heureux que le Jumpy. Voilà un superbe projet qui se trouve là où il doit être, entre vos mains et sur les routes d'Europe!
    Je vous embrasse

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  2. Cher Jumpy,

    Mon petit doigt me dit que tu es tombé sur de chouettes propriétaires. Tu as du voir comme ils t’ont chouchouté pendant ces premiers mois. Ils ne t’ont presque pas troué ! Après avoir fait peau neuve (nouvelle coupe pour un nouveau départ dans la vie, ça marche même avec les camions !), c’est toi le chanceux qui les accompagnent. Je t’envie.
    Mais attention, tu as intérêt de bien prendre soin d’eux. A toi de ne pas attraper froid dans le grand Nord pour ne pas tousser sous le capot ou de ne pas trop boire d’essence au risque de te faire mal au foie. Lison a une trousse de secours grande comme ça, mais je te connais, il ne faut pas en abuser…
    Embrasse Lison & Pierre de ma part. Ils me manquent déjà, mais ça, ça reste entre nous.

    Bisous sur ta carrosserie.
    Laurie

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