lundi 13 octobre 2014

Blanc antique et vert olive.

On démarre notre retour dans le passé antique à Vergina. Dernier site découvert en Grèce (dans les années 80) et sous la direction d'un archéologue grec (la plupart des autres fouilles ont été effectuées par des équipes étrangères - françaises, allemandes, anglaises et américaines entre autres), il met à jour l'ancienne capitale du royaume de Macédoine, et dévoile quatre tombes royales dont celle de Philippe II, le père d'Alexandre le Grand. Les trésors qui y étaient enfermés sont d'une finesse et d'une richesse époustouflantes. Lison tombe littéralement en admiration devant les diadèmes en feuilles de chêne et petites fleurs en or. Et on ne s'en remet pas de se dire que cela date du IVème siècle avant JC !

On remonte un peu dans le temps pour rejoindre le faste du siècle de Périclès  (Vème siècle avant JC) qui assure encore aujourd'hui la renommée d'Athènes. L'Acropole renferme le Parthénon dont les colonnes ayant résisté au temps et aux hommes (pillages, incendies...) en imposent encore. 


 L'Érechthéion, le temple de la ville haute, se distingue par ses colonnes en forme de femmes (on appelle ça des caryatides). A ses pieds, l'olivier sacré qu'Athéna aurait fait apparaitre lorsqu'elle se disputait la ville avec Poséidon - la légende ne dit pas si c'est toujours le même depuis... 


Du haut de l'Acropole, la ville et l'Attique (la région d'Athènes) s'étendent à perte de vue : près d'un tiers des grecs y vivent, ce qui s'y énorme (les capitales des pays d'Europe regroupent en moyenne 11% de la population totale du pays).
Dans la ville basse résolument moderne et touristique, on n'oublie jamais les vieilles pierres qui sont partout : la cité antique ne se résumait pas à l'Acropole. L'Agora grecque puis romaine, le cimetière du Céramique, l'Olympéion, autant de balades agréables et toujours dans un cadre enchanteur entre oliviers, figuiers, grenadiers et citronniers.


Plus récent mais d'héritage antique, on observe le stade en forme de U ayant accueilli les premiers Jeux Olympiques modernes organisés par Pierre de Coubertin en 1896.

On file ensuite vers Delphes, considérée pendant longtemps comme le centre du monde. La mythologie raconte que Zeus fit décoller deux aigles d'une extrémité à l'autre de la terre, et qu'ils se sont rencontrés ici, formant l'omphalos, le "nombril du monde" (dont nous verrons une réplique, l'original ayant disparu). Apollon y apparu aussi (sous la forme d'un dauphin - d'où Delphinos), et c'est dans son temple qu'officiait l'Oracle par l'intermédiaire de la Pythie. Bref, autant de bonnes raisons de venir ici ! 


 Mais, au delà de l'Histoire et de la légende, c'est le cadre naturel qui ajoute à l'émotion. Immensité d'oliveraies qui glissent lentement jusqu'à la mer, Delphes est notre coup de coeur !


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