lundi 13 octobre 2014

Kalimera ! - Grèce du 29 septembre au 10 octobre

Il y a comme un air d'été qui plane ici toute l'année. Le contraste nous frappe de plein fouet lors de notre arrivée sur le sol grec. Nous étions le matin dans les montagnes bulgares avec gros pulls et bonnets (8 petits degrés dans le Jumpy au réveil), et nous baignons l'après-midi dans la mer Égée. Nous sommes éblouis par ce ciel bleu et ce soleil, et par les paysages qu'il illumine. Immersion sur les rivages de la Méditerranée.

La route nous déboussole un peu au début, il faut se repérer entre les panneaux écrits en grec, notre carte et le GPS avec les noms en anglais, et le guide du routard qui nous les donne en français. Une ville a donc trois noms, sans parfois grande ressemblance entre eux.


On découvre aussi de petites bizarreries de conduite : il est de bon ton de se déporter presque totalement sur la bande d'arrêt d'urgence pour se laisser dépasser (cela devient souvent une voie de circulation supplémentaire...) ; il existe des pré-feu, annonçant en avance la couleur du feu rouge qui va suivre ; le casque est une option vraiment très peu utilisée par les deux-roues, qui pour ne rien arranger ont la fâcheuse tendance de déboîter n'importe comment ; quand on a envie de s'arrêter, il suffit de mettre ses warnings (ou pas d'ailleurs) et de rester poser là pour faire une course - papoter - faire une sieste (bon, là on exagère un peu). 
Ajoutez à cela les minuscules ruelles d'Athènes ou des villages perchés du Pélion, un Jumpy qui fait 5,10 mètres de long, et quelques piétons inconscients, vous imaginez bien à quel point nos nerfs ont été mis à rude épreuve (surtout ceux de Lison, Pierre restant serein en toutes circonstances).

On commence les réjouissances avec Thessalonique au nord-est du pays. Grosse ville qui bout, nous arrivons à nous échapper de son tumulte sur les hauteurs : les ruelles fleuries plongeant sur la mer lui donne des allures de village. 


Déjà ici, la végétation sent bon le Sud : pins parasol qui se tortillent (bien différents des pins droits et secs qui s'élancent vers le ciel scandinave ou balte), herbes hautes jaunies par le soleil, vignes grimpantes offrant ombre et fraicheur, palmiers annonçant la plage. 
En parcourant la ville basse, on découvre tour à tour, nichées au pied des immeubles de logement, de superbes églises byzantines dont plusieurs sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO : le contraste est parfois étonnant. On ne boude pas notre plaisir d'y contempler peintures, icônes et ornements, surtout que pour une fois l'entrée de chacune y est libre... Appréciable pour cet héritage historique important puisque construites vers le XIV ème siècle et ayant servi pendant 5 siècles de mosquée sous la domination ottomane (Thessalonique n'est grecque que depuis 1912).


On file ensuite voir les Dieux au Mont Olympe, dont le sommet culmine à 2 917 m. Son ascension nécessitant un peu de préparation, on se contentera d'une randonnée très sympathique entre deux refuges. En haut, quoi de mieux que de tester le café frappé (entre les mains de tous les grecs à toute heure) pour se récompenser des 1000 m de dénivelés parcourus ? Pierre regrette cependant l'absence de Ferrero Rocher suspendus aux pins (comme quoi, les pubs sont mensongères).


On continue à en prendre plein la vue sur la péninsule montagneuse du Pélion : forêts profondes et falaises abruptes, il parait que la région serait peuplée de centaures... Qu'on n'a pas trouvé. Par contre, châtaignes à profusion, miel qui va avec, charmants petits villages qui s'accrochent à la montagne, routes qui zigzaguent dans tous les sens (si bien qu'on doit s'y reprendre à deux fois dans les virages tellement c'est serré), et surtout, plages d'eau turquoise et LA crique de Fakistra qu'on privatise (la magie du mois d'octobre).


Mystère de la nature et folie des hommes, les Météores semblent bien "suspendues dans le ciel" comme signifie leur nom. Sur ces curiosités géologiques résultant du travail du temps, de l'eau et de l'érosion, des moines y construisirent 24 monastères orthodoxes à partir du XIVème siècle. Il en reste 6 en activité qui se visitent, permettant de voir de l'intérieur comment vivre à cette hauteur (plus proche de Dieu?).


Cap ensuite et enfin vers la côte nord-ouest de la Grèce, à Igouménitsa qui nous offre un petit coin de paradis sur sa plage déserte : Jumpy sous les arbres, les pieds dans l'eau, la sieste dans le hamac : le rêve !

On quitte ensuite la Grèce à regrets mais avec la certitude d'y revenir, et filons vers l'Albanie à travers les champs de mandariniers et d'orangers. Plus exotique, nous sommes aussi surpris par de nombreux kiwitiers (les kiwis sont énormes et succulents), et de grands champs de coton dont la récolte en cours blanchit le bord des routes.


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