samedi 18 octobre 2014

La porte des Balkans. Albanie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine - du 10 au 16 octobre.


Bonne surprise ! La côte adriatique ne s'arrête évidemment pas à la frontière et l'Albanie bénéficie du même cadre naturel exceptionnel que la Grèce. (ah oui?!
La route s'accroche et grimpe sur les falaises qui tombent dans une mer turquoise. Le sud du pays, bien moins touristique et aussi beaucoup plus pauvre, nous fait rapidement penser au nord de la Roumanie : sauvage et authentique. Le soir venu, sur le bord de la route, c'est une file de bergers ramenant troupeaux à la bergerie, ou seulement quelques bêtes (une vache, deux chèvres) que la plupart des habitants possèdent pour leur propre consommation. On nous fait de grands sourires, nous saluant dans les virages.
Quand on prend de la hauteur, sur les hauts plateaux, la végétation se fait plus rare et sèche. Vestiges soviétiques, des bunkers sont visibles un peu partout (il y en aurait encore 70 000 sur le territoire), particulièrement aux frontières et sur le littoral : on aura parfois l'impression d'être dans un reportage sur l'Afghanistan...


 A Tirana, la lenteur et le calme apparent de notre première approche du pays s'éclipse vite. La circulation est anarchique ! 
Nous arrivons un vendredi à l'heure de la prière : la mosquée d'Et'hem Bey est bien trop petite pour tous les fidèles qui s'installent jusque sur les trottoirs. Au marché, une mamie nous prend sous son aile et nous fait goûter délicieuses figues blanches séchées, cacahuètes-confiseries, et mandarines que l'on vend ici la peau presque complètement verte. Un peu surprenant au début quand on a l'habitude du orange pimpant, elles sont en fait délicieuses (nous en avons mangé depuis plusieurs kilos...). On se font dans la masse : on mange kebabs et Pierre fait l'expérience du "berber".



Plus au nord, la plage de Shengjin est symptomatique du fléau que nous remarquons depuis quelques temps déjà, en Roumanie, Bulgarie, Grèce : la pollution. Des tas de déchets s'accumulent un peu partout, au bord des routes, dans les champs, sur les bords de mer. Conscience écologique a minima ? Tourisme moins encadré ? Chiens errants, chats qui pullulent ouvrant les poubelles dispersées par le vent ? Pauvreté, ramassage d'ordures moins réguliers dans les zones plus reculées ? Dommage... et parfois rageant.


On entre au Monténégro et la différence avec l'Albanie est flagrante : plus développé et touristique, sa côte fut le lieu de villégiature branché de l'ex-Yougoslavie, apprécié des Russes, et cela continue aujourd'hui. Il faut dire que, là encore, les panoramas et le soleil sont bénis des dieux... On en prend plein les yeux dans les bouches de Kotor, classées à l'UNESCO : il est commun de dire que c'est un fjord en Méditerranée, et on est bien d'accord avec ça ! 


Quel plaisir de retrouver ces paysages nordiques que nous avions tant apprécié, avec les palmiers et la chaleur en plus (il fait 30°!). Au fond de la baie, la cité médiévale dont la muraille grimpe sur les flancs du Mont Lovcen est un dédale de petites rues charmantes.
Et, sur la route, Jumpy frise parfois l'indécence lors de ses pauses quand on se dit qu'on est en pleine semaine d'octobre...




Nous choisissons ensuite de nous éloigner un peu de la mer pour rejoindre Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine. Fascinant pays de transition, au carrefour entre Europe centrale et Méditerranée, entre Orient et Occident. Cet héritage construit au fil des siècles ne peut être éclipsé par l'histoire tragique récente qui vient aussi tout de suite en tête. Nous sommes, nous, trop jeunes pour avoir eu l'impression de vivre la guerre de Yougoslavie comme "contemporains" et elle fut trop proche de nous pour que nous l'apprenions en cours. Nous en avons une connaissance donc très réduite et la complexité de la situation ne nous permettra évidemment pas de saisir toutes les nuances du passé durant notre passage. On y mettra pourtant du notre, épluchant Routard, guide sur la liseuse pour réaliser même (!) des fiches synthétiques nous permettant d'y voir plus clair (écoliers appliqués) : il faudra nous interroger à notre retour !
 

Entre Bosno-croates catholiques, Bosno-serbes orthodoxes (la Bosnie fut d'ailleurs le théâtre du schisme de 1054 entre l'Empire d'Occident écrivant latin et Empire Byzantin utilisant le cyrillique), et Bosniaques musulmans d'héritage ottoman (la Bosnie est le seul pays d'Europe à majorité relative musulmane) : sacré mélange des genres, des cultures et des influences !
On vit d'ailleurs pleinement cette diversité en se baladant au milieu des minarets, visitant cathédrales catholique et orthodoxe, mangeant à la cantine de la synagogue (sortie des sentiers battus grâce au bon plan d'Aline, merci !), buvant le café bosniaque traditionnel (devenu un peu folklorique, de plus en plus remplacé sur les terrasses des cafés par des expressos standardisés) devant la mosquée, elle même visitée par un groupe de prêtres et d'évêques catholiques. - Vous avez suivi ?! C'est ça la magie de Sarajevo !


Lieu de regroupement sur la place principale, un jeu d'échecs géant nous occupera quelques temps : chacun y va de son commentaire, "coachant" les compétiteurs. Observation humaine très sympathique, un verre de jus de grenade à la main.



C'est à Mostar, dans le centre du pays, que les stigmates de la guerre sont les plus nombreux, bien que, comme dans la capitale, la communauté internationale ait beaucoup investi dans la reconstruction. Une fois sortis du centre, les immeubles aux impacts de balles impressionnent. 


Lors de son bombardement par les forces croates en 1993, le Vieux-Pont fut un symbole médiatique fort, marquant la séparation entre l'est et l'ouest de la ville. Réhabilité en 2004, il enjambe aujourd'hui à nouveau et comme depuis le XVème siècle les eaux de la Neretva.


Cette semaine chargée en histoire nous a offert un agréable survol de la région, trop rapide pour en faire évidemment le tour, mais assez pour avoir envie d'y revenir... On continue dans les Balkans et glissons vers la Croatie.


lundi 13 octobre 2014

Vie quotidienne ou une journée à la grecque.

Vous nous suivez depuis déjà un petit moment, mais savez-vous vraiment à quoi ressemblent nos journées ? Petite mise au point.

Le soleil vient de se lever... Petit déjeuner.


Salle de bain avec vue sur mer.
Tour au marché (ici, les Halles d'Athènes)
Goûter du matin : 
 Baklavas achetés à la coopérative des femmes.

Cuisine, toujours avec vue sur mer. Ratatouille et friture.
Sieste !
Goûter de l'après-midi : 
bar à yaourt grec, un concept à importer d'urgence !
Ecriture du cahier-journal et épluchage du Routard.
C'est déjà l'heure de l'apéro !
Salade grecque façon Jumpy.
Bonne nuit, Jumpy !


Rassurez-vous, tous ces plaisirs n'ont pas eu lieu dans la même journée... mais en 11 jours en Grèce. (On dirait une pub pour une agence de voyage)

Blanc antique et vert olive.

On démarre notre retour dans le passé antique à Vergina. Dernier site découvert en Grèce (dans les années 80) et sous la direction d'un archéologue grec (la plupart des autres fouilles ont été effectuées par des équipes étrangères - françaises, allemandes, anglaises et américaines entre autres), il met à jour l'ancienne capitale du royaume de Macédoine, et dévoile quatre tombes royales dont celle de Philippe II, le père d'Alexandre le Grand. Les trésors qui y étaient enfermés sont d'une finesse et d'une richesse époustouflantes. Lison tombe littéralement en admiration devant les diadèmes en feuilles de chêne et petites fleurs en or. Et on ne s'en remet pas de se dire que cela date du IVème siècle avant JC !

On remonte un peu dans le temps pour rejoindre le faste du siècle de Périclès  (Vème siècle avant JC) qui assure encore aujourd'hui la renommée d'Athènes. L'Acropole renferme le Parthénon dont les colonnes ayant résisté au temps et aux hommes (pillages, incendies...) en imposent encore. 


 L'Érechthéion, le temple de la ville haute, se distingue par ses colonnes en forme de femmes (on appelle ça des caryatides). A ses pieds, l'olivier sacré qu'Athéna aurait fait apparaitre lorsqu'elle se disputait la ville avec Poséidon - la légende ne dit pas si c'est toujours le même depuis... 


Du haut de l'Acropole, la ville et l'Attique (la région d'Athènes) s'étendent à perte de vue : près d'un tiers des grecs y vivent, ce qui s'y énorme (les capitales des pays d'Europe regroupent en moyenne 11% de la population totale du pays).
Dans la ville basse résolument moderne et touristique, on n'oublie jamais les vieilles pierres qui sont partout : la cité antique ne se résumait pas à l'Acropole. L'Agora grecque puis romaine, le cimetière du Céramique, l'Olympéion, autant de balades agréables et toujours dans un cadre enchanteur entre oliviers, figuiers, grenadiers et citronniers.


Plus récent mais d'héritage antique, on observe le stade en forme de U ayant accueilli les premiers Jeux Olympiques modernes organisés par Pierre de Coubertin en 1896.

On file ensuite vers Delphes, considérée pendant longtemps comme le centre du monde. La mythologie raconte que Zeus fit décoller deux aigles d'une extrémité à l'autre de la terre, et qu'ils se sont rencontrés ici, formant l'omphalos, le "nombril du monde" (dont nous verrons une réplique, l'original ayant disparu). Apollon y apparu aussi (sous la forme d'un dauphin - d'où Delphinos), et c'est dans son temple qu'officiait l'Oracle par l'intermédiaire de la Pythie. Bref, autant de bonnes raisons de venir ici ! 


 Mais, au delà de l'Histoire et de la légende, c'est le cadre naturel qui ajoute à l'émotion. Immensité d'oliveraies qui glissent lentement jusqu'à la mer, Delphes est notre coup de coeur !


Kalimera ! - Grèce du 29 septembre au 10 octobre

Il y a comme un air d'été qui plane ici toute l'année. Le contraste nous frappe de plein fouet lors de notre arrivée sur le sol grec. Nous étions le matin dans les montagnes bulgares avec gros pulls et bonnets (8 petits degrés dans le Jumpy au réveil), et nous baignons l'après-midi dans la mer Égée. Nous sommes éblouis par ce ciel bleu et ce soleil, et par les paysages qu'il illumine. Immersion sur les rivages de la Méditerranée.

La route nous déboussole un peu au début, il faut se repérer entre les panneaux écrits en grec, notre carte et le GPS avec les noms en anglais, et le guide du routard qui nous les donne en français. Une ville a donc trois noms, sans parfois grande ressemblance entre eux.


On découvre aussi de petites bizarreries de conduite : il est de bon ton de se déporter presque totalement sur la bande d'arrêt d'urgence pour se laisser dépasser (cela devient souvent une voie de circulation supplémentaire...) ; il existe des pré-feu, annonçant en avance la couleur du feu rouge qui va suivre ; le casque est une option vraiment très peu utilisée par les deux-roues, qui pour ne rien arranger ont la fâcheuse tendance de déboîter n'importe comment ; quand on a envie de s'arrêter, il suffit de mettre ses warnings (ou pas d'ailleurs) et de rester poser là pour faire une course - papoter - faire une sieste (bon, là on exagère un peu). 
Ajoutez à cela les minuscules ruelles d'Athènes ou des villages perchés du Pélion, un Jumpy qui fait 5,10 mètres de long, et quelques piétons inconscients, vous imaginez bien à quel point nos nerfs ont été mis à rude épreuve (surtout ceux de Lison, Pierre restant serein en toutes circonstances).

On commence les réjouissances avec Thessalonique au nord-est du pays. Grosse ville qui bout, nous arrivons à nous échapper de son tumulte sur les hauteurs : les ruelles fleuries plongeant sur la mer lui donne des allures de village. 


Déjà ici, la végétation sent bon le Sud : pins parasol qui se tortillent (bien différents des pins droits et secs qui s'élancent vers le ciel scandinave ou balte), herbes hautes jaunies par le soleil, vignes grimpantes offrant ombre et fraicheur, palmiers annonçant la plage. 
En parcourant la ville basse, on découvre tour à tour, nichées au pied des immeubles de logement, de superbes églises byzantines dont plusieurs sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO : le contraste est parfois étonnant. On ne boude pas notre plaisir d'y contempler peintures, icônes et ornements, surtout que pour une fois l'entrée de chacune y est libre... Appréciable pour cet héritage historique important puisque construites vers le XIV ème siècle et ayant servi pendant 5 siècles de mosquée sous la domination ottomane (Thessalonique n'est grecque que depuis 1912).


On file ensuite voir les Dieux au Mont Olympe, dont le sommet culmine à 2 917 m. Son ascension nécessitant un peu de préparation, on se contentera d'une randonnée très sympathique entre deux refuges. En haut, quoi de mieux que de tester le café frappé (entre les mains de tous les grecs à toute heure) pour se récompenser des 1000 m de dénivelés parcourus ? Pierre regrette cependant l'absence de Ferrero Rocher suspendus aux pins (comme quoi, les pubs sont mensongères).


On continue à en prendre plein la vue sur la péninsule montagneuse du Pélion : forêts profondes et falaises abruptes, il parait que la région serait peuplée de centaures... Qu'on n'a pas trouvé. Par contre, châtaignes à profusion, miel qui va avec, charmants petits villages qui s'accrochent à la montagne, routes qui zigzaguent dans tous les sens (si bien qu'on doit s'y reprendre à deux fois dans les virages tellement c'est serré), et surtout, plages d'eau turquoise et LA crique de Fakistra qu'on privatise (la magie du mois d'octobre).


Mystère de la nature et folie des hommes, les Météores semblent bien "suspendues dans le ciel" comme signifie leur nom. Sur ces curiosités géologiques résultant du travail du temps, de l'eau et de l'érosion, des moines y construisirent 24 monastères orthodoxes à partir du XIVème siècle. Il en reste 6 en activité qui se visitent, permettant de voir de l'intérieur comment vivre à cette hauteur (plus proche de Dieu?).


Cap ensuite et enfin vers la côte nord-ouest de la Grèce, à Igouménitsa qui nous offre un petit coin de paradis sur sa plage déserte : Jumpy sous les arbres, les pieds dans l'eau, la sieste dans le hamac : le rêve !

On quitte ensuite la Grèce à regrets mais avec la certitude d'y revenir, et filons vers l'Albanie à travers les champs de mandariniers et d'orangers. Plus exotique, nous sommes aussi surpris par de nombreux kiwitiers (les kiwis sont énormes et succulents), et de grands champs de coton dont la récolte en cours blanchit le bord des routes.


vendredi 3 octobre 2014

On commence à avoir des scrupules...


Seulement maintenant, nous direz-vous ?!

България ! (ça surprend un peu cette écriture, au début)

Après les conseils avisés d'Adina et Aline (roumaine et roumanophile), nous marchons sur les traces de Fabien (voyageur stop-ophile). On embarque pour un Bulgarie express, le chrono tournant beaucoup trop vite nous obligeant à ne consacrer que deux bonnes journées à la traversée de ce pays qui en mériterait bien sûr beaucoup plus. Mais... le soleil et la douceur grecque nous attendent pour début octobre. On the road donc, mais réalisons quand même pour de belles pauses gourmandes et détours bienheureux pour humer le bon air des montagnes bulgares.

A Veliko Tarnovo, les maisons se pressent sur le rocher, on les dirait empilées les unes sur les autres, et on se demande quand le tout va s'effondrer... Dans les hauteurs, on se dit qu'on ne doit pas avoir bien chaud dans ces toutes petites maisons-baraques qui font grise mine.


Nous passons au centre de la vallée des roses, là où est produit 80% de la production mondiale d'essence de rose. Nos shampoings, savons, parfums du quotidien, c'est de la Bulgarie en bouteille ! Pas grand chose à voir, il n'y a qu'au moment de la floraison que le site doit être merveilleux, en cette saison, on se contente des boutiques au design bulgare d'un goût plutôt douteux (rose barbie quand on aurait voulu de beaux produits genre L'Occitane... on les cherche encore!)

A Plovdiv, au centre du pays, on sent que l'on marche déjà sur les vestiges de la civilisation grecque. L'amphithéâtre et le stadium sont parfaitement intégré à la ville moderne : le vieux met en valeur le neuf (cafés branchés, et immeubles standing aux côtés de ruelles moyen-âgeuses) La ville est d'ailleurs candidate pour la capitale européenne de la culture en 2019 (grosse campagne de pub), on serait pas surpris que vous en entendiez parler dans quelques années.


La forteresse d'Asen se dresse, fière, au milieu des montagnes Rhodopes et nous ouvre la voie des nombreux monastères perchés un peu partout. 


 A Batchkovo, on se glisse au milieu des fidèles venus embrasser une icône sacrée, puis suivons un petit chemin le long d'un ruisseau menant de chapelles en ermitages, parfois construits au plus proche de la nature (tout contre la roche ou les pieds dans l'eau).


La nature justement, capable de tout, comme ici aux "wonderful bridges". On se sent tout petit ! (NB : c'est Lison dans le cercle rouge)


Nous assistons dans la fraîcheur matinale au réveil du petit village de Shiroko Laka, petit déj' très authentique dans un café au milieu des écoliers et des mamies habituées. (Fabien y était passé il y a quelques temps). On y trouve même une mamie-Jumpy (Wolswagen oblige) !





 NDLR : Merci à tous pour vos commentaires sur les articles précédents, ne soyez pas timides, n'hésitez pas, ils nous regonflent à bloc quand internet se fait capricieux et que l'ordi rame... On continue quand même, vous sachant contents de nous lire (et nous, heureux de vous écrire) !

lundi 29 septembre 2014

Tranches de vie. - Roumanie, du 20 au 26 septembre

A la frontière, premier contrôle du voyage, le douanier tique un peu sur la carte d'identité de Pierre et lui demande confirmation : "Pierre?", serait-ce la différence entre sa photo et sa barbe actuelle ? Nous aurons aussi droit à un "Rien à déclarer?" en français dans le texte qui nous fera bien rire... après.

On a quand même un peu l'impression d'être des assistés ici : dans une pension (à défaut de camping dans les coins reculés en hors saison), c'est une dame qui a fait pour nous machines à laver et repassage pour un prix dérisoire ; à la station service, c'est un pompiste qui nous met l'essence ; au lave-voiture, c'est un monsieur qui bichonne Jumpy et plusieurs dames à la fois qui lui font briller la carrosserie à la peau de chamois...

On joue à Mario Kart sur les routes, à éviter trous, bosses, boue, charrettes (monnaie vraiment courante) et autres oies, poules, canards, vaches, moutons et chiens errants (qui prolifèrent ici), sans parler des animaux sauvages. Et comme la conduite des roumains ne fait pas vraiment éloge de la lenteur, c'est souvent une vraie boucherie sur le bitume...